J.S. BACH: Variations Goldberg

Matériel utilisé

. Lecture : Intégré CD8, Metronome – Technologie Amplification : Intégré AT5 TOSCA. Transducteurs : OCELLIA Calliope 21 Câbles : Barrette secteur: – Barette Aria Actinote. Câbles Secteur: – Lecture : Câble secteur Ocellia. – Amplification : Câble Tosca. Câbles Inter-connect: – Ocellia Référence. Câbles HP: – Ocellia Référence.

Simone Dimmerstein

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L’Analyse faite porte sur l’aria.

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Je sais, certains vont crier au scandale car ce n’est pas la lecture des Variations Goldberg par GOULD version 1981, qui est choisie.

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Et pourtant elle apparaît comme LA Référence pour bons nombre de mélomanes.

Et quelle vision… Et quel jeu de doigts et de mains remarquables, faisant parfaitement ressortir les détails de la partition… Et quelle ampleur dramatique et quelle sérénité…

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Et malgré tout çà, c’est la version d’une quasi inconnue que j’ai choisi de mettre sur la platine de lecture CD.

Et à vrai dire pour être franc avec vous, interprète peu connue pour interprète peu connue, j’ai hésité avec une autre interprétation, celle de Ema HO, totalement différente de celle de Simone DIMMERSTEIN dans laquelle on retrouvera des accents « Gouldien » (Sans doute pour me faire un peu pardonner ce choix de lèse majesté).

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Dés le début de l’écoute de l’aria, le jeu de Simone DIMMERSTEIN met en relief le phrasé de l’interprétation qui apparaît dans toutes ses nuances.

De la même façon, l’écoute permet de mettre également en valeur la souplesse du jeu des mains et des doigts. On voit, en fermant les yeux, clairement se dessiner devant soi les deux mains sur le clavier et les nuances du jeu qu’elles impriment sur les touches.

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Tout ceci est rendu possible par une interprétation à la fois tendue et souple de la partition qui respire dans sa profondeur et trouve pleinement son sens dans cette interprétation faite de clarté, de tension, de souplesse et de joie.

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L’interprétation et les infinis détails qui en découlent font particulièrement ressentir le silence entre les notes, et permet la liaison des micro-informations perçues entre elles. Dés lors toutes les informations perçues et liées entre elles donnent ici plein sens à cette musique dans sa réelle dimension et sa charnelité.

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La 3D se traduit ici tout particulièrement par la profondeur de l’instrument dans l’espace et par la perception de l’articulation du jeu.

La captation du Steinway, dont on reconnaît ici nettement la signature, traduit parfaitement les nuances du jeu, l’ampleur des notes jouées et les nuances qu’on leur imprime jusqu’à l’extinction perceptible de la note.

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Tout cela concourt à transcrire d’une façon naturelle la sérénité et la joie à laquelle la partition nous invite, car chez Bach, au delà des sentiments que sa musique nous invite à découvrir, il y a toujours la joie.

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C’est en effet pour Bach le moteur essentiel qui invite l’homme à l’espérance confiante vis à vis de son créateur.

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Somme toute, pour une quasi inconnue ce n’est pas si mal, il y a même un faisceau de qualités qui met cette interprétation a un rang fort honorable parmi les grands ténors… même si GOULD….Mais après tout, n’hésitez pas à vous livrer vous même à la comparaison …

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Allez, c’est promis, parmi la quinzaine d’enregistrements contenus dans ma CD thèque, la prochaine fois qu’il me prendra le goût de remettre sur la platine les Variations Goldberg, je choisirais de vous proposer l’analyse d’une autre version : Bruno Camino, Céline Frisch, Scott Ross, Ragna Schirner, Rosalyn Tureck, Blandine Verlet ou pourquoi pas Ema HO.

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Points d’attention d’écoute :

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Appréhension globale du morceau – Respiration du jeu et de l’instrument – Délicatesse et nuances de l’interprétation – Jeux des mains et des doigts sur le clavier – Impression suggestive de l’espace sonore