BEETHOVEN : Sonates pour Violoncelle et piano

Matériel utilisé

Lecture :

Table de lecture numérique T5 Metronome – Technologie.

Convertisseur C5 Metronome – Technologie.

Amplification :

Intégré ARTP 300 Artec.

Transducteurs :

Ocellia Calliope 21

Câbles :

Barrette secteur :

– Barette Aria Actinote

Câbles Secteur :

– Lecture : Câble secteur Ocellia

– Amplification : Câble secteur Odeion

Câbles Inter-connect :

– OCELLIA Référence

Câbles HP :

– Ocellia Référence.

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Bruno Pidoux et Jean–Claude Pennetier – Jacqueline du Pré - Daniel Barenboin

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L’analyse porte sur le premier mouvement de la sonate N°1

Ces deux disques me semblent offrir des complémentarités dans leur interprétation en induisant des sensations et des émotions différentes.

Bruno Pidoux et Jean – Claude Pennetier ont une interprétation vive, dynamique avec une rapidité de jeu qui est à la fois ferme et nuancée.

L’enregistrement est fait prés des instruments, ce qui permet d’entendre des détails et des sons particuliers.

Jacqueline du Pré – Daniel Barenboim, dans cet enregistrement en public de 1970, mettent l’accent sur la majesté que développent les deux instruments dans leur complémentarité et leur équilibre avec une complicité de jeu rare et remarquable.

Si bien que l’on entend deux interprétations différentes mais à mes yeux ( et à mes oreilles) complémentaires où l’esprit de Beethoven est bien dans un cas comme dans l’autre présent mais ou l’émotion traduite sera différente en fonction de la sensibilité recherchée par l’auditeur.

Chez Bruno Pidoux et Jean – Claude Pennetier le système d’écoute utilisé met clairement en exergue la légèreté du jeu des interprètes et leur rapidité, la dynamique et les timbres sont au service de l’un et de l’autre pour traduire cette vivacité dans la justesse.

Les notes aigues du piano sont rendues avec naturel du fait de la prise de son proche de l’instrument. On entend le mordant de la note de piano jouée et l’archet du violoncelle frotter les cordes ce qui rend le message musical particulièrement vivant et charnel.

Les nuances des jeux sont parfaitement perceptibles et saisissantes. La précision et la rapidité ne sont pas agressives, ce qui traduit l’équilibre du jeu des interprètes.

Chez Jacqueline du Pré – Daniel Barenbiom, une plus grande douceur est immédiatement perceptible du fait de l’environnement lors de l’enregistrement, des instruments et de la position des micros.

La majesté du son développée par les instruments est intense et palpable de même que la tension qu’il font naître.

On n’entend plus l’archet qui joue sur la corde, de la même façon que précédemment mais on sent la poussée et la tension de ce même archet sur la corde, qui donne la note et fabrique la musique et ce avec une réelle matérialité.

La respiration des instruments est palpable, la complémentarité des deux interprètes se perçoit dans les silences, les reprises.

La salle est perceptible à travers leur jeu, avec parfois les bruits et les toussotements liés à l’enregistrement public.

Il y à là quelque chose de rare que l’on ressent à travers l’interprétation retranscrite par le système utilisé qui pousse très loin la lecture.

Là encore, les détails mis en lumière, la finesse de la restitution des timbres contribuent à cette sensation.

Enfin l’image donnée à travers la 3D nous permet de suivre parfaitement le jeu des deux artistes et leur complémentarité avec les tensions et la vie qui s’en dégagent.

Tous ces éléments font que cette production va très loin et se situe nettement au dessus de ce qu’il est donné d’entendre actuellement.

Le niveau du système doit être de qualité pour exploiter ces dimensions et ne pas étouffer les nuances du jeu des artistes que la l’enregistrement à capter.